Accéder au contenu principal

Articles

Affichage des articles du janvier, 2014

Rencontre au Barravel à Vitré

Vendredi 23 Mai 2014, à partir de 19 heures, j'aurai le plaisir d'être en Bretagne pour une rencontre / lecture croisée / signature avec Marlène Tissot, auteur de "Mailles à l'envers".  L'occasion de présenter "L'enfance crue", mon dernier livre paru chez Lunatique et de parler de l'enfance, un thème que je partage avec Marlène. L'adresse : Le Barravel, 5-7, rue d'Embas,  35500 Vitré
Plus d'infos là.



Extrait de "L'enfance crue" (Editions Lunatique)

Un nouvel extrait de "L'enfance crue", courte nouvelle publiée chez Lunatique en février dans la collection "36 ème deux sous" et que vous pouvez déjà pré-commander sur le site là. « La nuit, elle se régalait de terre. Ç’avait le goût d’aliments qui faisaient son délice : le café, les betteraves, les salsifis. Au début, elle avait pris une poignée de terre dans sa main et l’avait mangée lentement, par petites bouchées, comme quand elle déjeunait à la cantine ou dînait avec son père. Puis la folle envie lui était venue de se rouler par terre et de la lécher. C’était tellement meilleur ainsi. » p. 24

Extrait de "L'enfance crue", éditions Lunatique

Nouvel extrait de ma nouvelle "L'enfance crue", à paraître aux éditions Lunatique dans les prochains jours : « La cour du collège, froide et grise. Béton et gravier jouxtant un petit carré de pelouse mal entretenu. Pas même une pâquerette égarée faisant de l’œil aux amoureux. D’ailleurs, on ne voyait pas d’adolescents se tenant par la main ou s’embrassant maladroitement. L’amour semblait avoir disparu. L’amitié était fragile, presque inexistante, se réduisant à une camaraderie opportuniste qui renvoyait chacun à sa solitude dans un établissement ressemblant à une usine. Une usine à fabriquer des individus dociles, soumis, peureux. L’endroit idéal, depuis des générations, pour traîner son spleen et son mal-être. » pp. 17/18

"L'enfance crue" : premier extrait du livre à paraître aux éditions Lunatique

« Il fallait se lever, aller à la salle de bain, prendre sa douche, et surtout se coiffer. La coiffure, c’était toute une histoire pour Ligie qui avait les cheveux longs, très longs, interminablement longs. Elle ne connaissait personne qui avait les cheveux plus longs qu’elle. Chaque jour, elle devait les nouer en une tresse immense qui cascadait dans son dos jusqu’au dessus des pieds. Sa mère avait autrefois peigné, lissé et patiemment natté ses longs cheveux, prenant certains jours un réel plaisir à nouer ce lien très fort entre elles, et d’autres jours considérant cette tâche telle une aliénante corvée. Ligie devait se débrouiller toute seule désormais. » pp. 12/13

"L'enfance crue" : couverture et 4ème de couverture

Ligie est petite pour son âge. Au point que, assise sur une chaise, ses pieds se balancent dans le vide. Elle manifeste aussi un goût prononcé pour tout ce qui relève de l’étrange, tels que les cabinets de curiosité, l’alchimie, la cryptozoologie ou le cinéma muet allemand. Bonne élève, Ligie donne le change à ces adultes qui hésitent sur l’attitude à adopter face à une orpheline. Pourtant, rien de cela ne suffit à expliquer qu’elle soit si différente des autres enfants de sa classe.
Marianne Desroziers a trempé sa plume dans une encre fantastique pour dépeindre le monde de Ligie, si terne et rude le jour, mais la nuit si extravagant, dans la forêt de ses rêves.
Fable naïve ou conte cruel, L'enfance crue ne lâche pas le lecteur, dont les pensées longtemps tenteront de suivre Ligie « de l’autre côté », et de comprendre. Plus d'infos sur le site des éditions Lunatique ici et sur leur blog là.